La Commission de la capitale nationale du Québec est devenue au fil des ans un joueur important de l'édition avec trois collections - La bibliothèque de la capitale nationale, Fleurdelisé et Documents - qui forment une bibliographie comprenant plus d'une quarantaine de livres. Les volumes de la Commission participent ainsi à son mandat de connaissance de la capitale.
Les croix de chemins parsemaient jadis les campagnes québécoises. Œuvres de laïcs, elles étaient des rappels populaires de la Passion du Christ et servaient de lieux de rassemblement. Lorsqu'une croix de chemin portait un Christ sculpté ou était flanquée de statues, on l'appelait alors un calvaire. Un certain nombre de ces croix et calvaires subsistent toujours dans le nouveau territoire agrandi de Québec.
À Québec, dans la partie ancienne du cimetière Saint-Charles, l'imposant mausolée de la famille Venner est un gracieux temple d'esprit corinthien. Ce mausolée est aussi appelé "tombeau de l'Aiglon" car il avait d'abord été prévu pour servir de monument funéraire au fils de l'empereur Napoléon 1er. La présence de ce monument impérial en terre québécoise peut surprendre. Né en 1811, le fils de Napoléon et de Marie-Louise, qui passa toute sa vie au château de Schonbrunn en Autriche et fut connu sous le nom de duc de Reichstadt, mourut phtisique en 1832.
À Québec, au pied du coteau Sainte-Geneviève, la petite rue Nelson, qui va de la rue Arago Est à la rue De Saint-Vallier Est, rappelle depuis 1844 le passage à Québec du "héros de Trafalgar". Curieusement, ce fut à Montréal, où Horatio Nelson ne mit jamais les pieds, que la bourgeoisie anglophone fit ériger dès 1809 la colonne Nelson qui domine encore la place Jacques-Cartier. Ce fut pourtant la ville de Québec, lieu d'un chagrin d'amour, que Nelson fréquenta et n'oublia jamais.
Philippe Aubert de Gaspé, seigneur de Saint-Jean-Port-Joli et auteur du roman Les Anciens Canadiens, a longtemps hanté les rues du Vieux-Québec, et plusieurs lieux y rappellent sa mémoire.
Dans l'arrondissement 3 (Sainte-Foy - Sillery), les chemins Saint-Louis, Sainte-Foy et Gomin, et les routes du Vallon, de l'Église et de la Suète sont de vieilles artères qui remontent aux jours de la Nouvelle-France. Traversant les terres en oblique, le chemin Gomin original reliait le chemin Saint-Louis, à partir de l'actuel parc du Bois-de-Coulonge, à la route de l'Église. Il devait son nom au fait que sur son parcours s'était trouvée la terre du médecin Annet Gomin, concédée dans la châtellenie de Coulonge en 1664. Le chemin traversait une longue forêt que l'on appela le "bois Gomin".
Dans l'arrondissement 5 (Beauport), de longs alignements de croix blanches, toutes identiques, donnent au cimetière de Giffard un aspect monastique et en font un cimetière paroissial qui n'est pas comme les autres. Il est situé sur un haut plateau, et la percée du long et étroit parc des Martyrs permet d'apercevoir le fleuve, au loin. Ce cimetière est l'oeuvre d'un curé-paysagiste, Joseph-Arthur Gauthier. Lorsque ce dernier devient curé de Giffard en 1919, la paroisse est une création nouvelle, qui date de 1914 et qui a été détachée de Beauport. Tout y est à construire, et le curé Gauthier y sera en poste durant 37 ans, jusqu'en 1956.
On ne compte plus à Québec les plaques commémoratives qui font de la ville un grand livre d'histoire. L'une des plus belles d'entre elles est fixée à la façade d'une vieille maison de la côte de la Fabrique dans le Vieux-Québec. Ornée d'un profil d'Octave Crémazie réalisé par le sculpteur Alonzo Cinq-Mars, elle y a été apposée en 1932 par la Société des poètes. Il s'agit de la maison où le célèbre poète connut ses plus belles heures. C'est dans cette maison construite en 1844 qu'Octave Crémazie installa sa librairie en 1847. La boutique devint le rendez-vous des gens de lettres de Québec. On y parlait de Musset, de Lamartine et du grand Victor Hugo.
La rivière Montmorency constitue aujourd'hui la limite orientale de la ville de Québec. Aux jours de la Nouvelle-France, les habitants qui voulaient se rendre de la côte de Beauport à la côte de Beaupré passaient sur la batture du fleuve à marée basse, ou traversaient la rivière Montmorency à gué, à cinq kilomètres en amont de la chute Montmorency.
Les noms de Desjardins et de Déziel sont intimement associés à l'histoire de Lévis. Devant la maison où Alphonse Desjardins fonda sa première caisse populaire en 1900, sur la place de l'église Notre-Dame, se dresse depuis 1885 une statue de bronze de Mgr Joseph-David Déziel. Le premier curé de Lévis n'était mort que depuis trois ans lorsque le grand sculpteur Louis-Philippe Hébert conçut la statue et la fit couler à la réputée fonderie de Carrier, Lainé & Cie de Lévis. Cet hommage spontané et empressé des Lévisiens révèle la place importante qu'avait prise Mgr Déziel dans leurs vies.
À la bibliothèque de la Literary and Historical Society of Quebec, dans le vieil édifice du Morrin College de la Chaussée-des-Écossais, au coeur du Vieux-Québec, une statue de Wolfe est de nos jours à l'abri des intempéries. Durant plus d'un siècle, cette statue avait occupé une niche sur la façade de la maison qui fait l'angle nord-ouest de la rue Saint-Jean et de la côte du Palais.
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